Wonder Wheel ou quand le passé devient fiction.

 JE SUIS FAN DE TOUS SES FILMS.
Je ne parlerai pas des accusations que Woody Allen a subi ses derniers temps. Que cela soit véridique, ou complètement faux, par rapport au harcèlement sexuel qu’il a pu commettre dans un passé certainement lointain.
Un nouveau film que j’attendais depuis quelques mois: Wonder Wheel. Une histoire inspiré du propre vécu du réalisateur,  sa compagne Mia Farrow dont il s’est séparé , et de sa belle fille Soon-yi avec laquelle il vit depuis maintenant 20 ans une puissante idylle. Bref, on s’en fout, on ne tombera pas dans le cercle vicieux des médias et de l’actualité. Le talent ne se critique pas, bien au contraire, on en jouit. Et Woody, est sans aucun doute un petit génie du cinéma..

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Comment pouvons nous vivre en étant amèrement certain que l’on est pas heureux?
Que la vie ne nous a pas gâter?
Que l’atteinte orgasmique du bonheur est impossible, et inatteignable?
C’est le cas pour cette jeune femme : Ginny, un rôle joué par une merveilleuse Kate Winslet, (une actrice que j’admires énormément). Cette protagoniste perdue dans des sentiments passifs, et dans une pénible mélancolie, en supportant une vie qu’elle partage aux côtés d’un homme d’une banalité sans nom, pour qui elle se croit redevable, de lui avoir sauver la vie lorsqu’elle était en détresse; avec un enfant psychologiquement atteint, dont la passion pour les flammes relève de l’incrédibilité de la raison humaine, et la perte inconsciente de ses moyens.
Elle se démène tous les jours au travail, entant que serveuse, un boulot qu’elle exerce avec toute la déchirure q’un chagrin peut engendrer. Elle joue un rôle dans un quotidien néfaste, celui d’une actrice qui n’a pas trouvé de meilleures auditions pour faire de sa vie un chef d’oeuvre, mais plutôt un navet sortis tout droit des méandres d’une réalisation peu intrigante. Sa vie est un calvaire, une comédienne forcée à faire de sa vie une tragédie, le miracle, la chance ne sont qu’une infinie illusion dérisoire pour une femme qui frêle la folie.

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Néanmoins, parfois la vie nous joue des tours. La serveuse incomprise qu’est Ginny voit en un homme beaucoup plus jeune, une lumière qui lui transperce la conscience.  La faisant rêver d’une vie meilleure, d’un amour inconsidéré, d’une passion frileuse, appétissante. Mickey  ( joué par un certain Justin Timberlake -BON- qui se languit de répliques fortement inspirantes), a eu l’honneur de faire la voix off  ( une spécificité pour laquelle la plupart des films de Woody Allen sont connus ) il fait rejaillir en Ginny une frénésie égarée dans une jeunesse inconcevablement lointaine. Mais elle n’est pas seule à lui faire de l’effet. une autre lui stimule l’esprit, cette jeune fille qui fait apparition dans la première scène, Carolina, jolie, une petite robe, un corps svelte, une chevelure de princesse, blonde et jeune. La belle mère voit en sa belle fille une redoutable concurrente, celle qui lui enlèvera le miracle qui venait tout juste de l’accabler et de lui rendre fabuleusement l’âme, elle qui était d’un vide incommensurable.

Carolina échappe à la mafia, et revient se réfugier dans les bras d’un père qu’elle a tant renié, l’amour paternel est d’une infinie beauté.  Qu’aurait il pu faire à part la recueillir telle une réfugiée exaspérée par l’injustice et les mauvais choix qu’elle a fait?

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Ginny Perd la tête lorsqu’elle pense à la perte qui pourrait subvenir, un choc implacable l’a fait tomber dans les décombres de la réalité: l’âge, le passé, le conditionnement perpétuel dans une vie, restreinte à un taux d’intellectualité assez minable.
Qu’est ce qu’elle croyait? Pouvoir revivre une liaison sans que le Karma se manifeste ? Rencontrer pour une seconde fois l’amour? Se délecter d’une passion assombrie par une infidélité qu’elle n’assumera jamais?
Elle sombrera dans l’alcool, elle se relèvera et perdra celui qui faisait vibrer en elle, le cordon sensible qui ne lui a jamais été retirer, elle fera du mal, et rejouera le rôle qui lui est destiné.

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J’espère ne pas avoir spoiler ce film, tantôt magnifique, tantôt mystique. Des personnages d’un talent incomparable. Et que dire de la réalisation enfin? c’est d’un génie!  Les années 50, à Coney Island, une vie de rêve.  Un jeu des couleurs vacillant vers une lumière présente dans chaque scène pour représenter les sentiments de chaque protagoniste, du rouge lorsque la confiance en soi est remise en cause. Du bleu lorsque la mélancolie reprend place, et que le doute rend plus terne l’âme et l’esprit. Du jaune lorsque la joie de vivre de chacun est a son comble. Et puis un scénario digne du grand cinéaste qu’est Woody Allen.

Je vous encourages fortement à aller voir Wonder Wheel au cinéma, c’est un autre chef d’oeuvre, et ce n’est que le début de l’année.

Much love xoxo.

-Malak Chami (guest writer)

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