La La Land, ou le désir d’une utopie invraisemblable.

C’est là où l’on se demande: est ce que l’on vit dans la bonne époque? est ce qu’on devrait rêver en couleur? ou se lasser du monde, et faire comme quiconque ferait..suivre un train de vie semblable à celui d’un autre, et prendre la vie comme elle vient.
Ou bien agir, et c’est ce qu’a fait Damien Chazelle , réalisateur Franco-Américain, est passé du sadisme de Whiplash à  » l’âge d’or de la comédie Hollywoodienne » , avec ce chef d’oeuvre de la comédie musicale: La La Land, ou le désir d’une utopie invraisemblable, le cliché de l’histoire d’amour dans le lieu le plus cinématographique au monde, Los Angeles ou l’usine à rêve comme dirait beaucoup d’autres, Where Dreams come true, and everything becomes possible.

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La scène d’ouverture est époustouflante, au milieu des embouteillages sur une autoroute bondée, stupéfiant décor avec des centaines de danseurs, pour mettre en avant l’ambiance qui règne dans la métropole californienne .
Se suivent des montagnes russes d’émotions , de chorégraphies, de chansons, interprétées par des acteurs avec un très grand enthousiasme, Ryan Gosling avec son sourire ravageur et la merveilleuse  Emma stone, Seb et Mia , l’un nostalgique de la musique d’antan où le jazz ;maintenant révolu; était apprécié à sa juste valeur, jouant dans un bar, puis dans un groupe touché par le modernisme de l’époque, souhaitant économiser pour ouvrir son propre bar où il mettrait en évidence l’obsession qu’il a du passé musical , de la pureté, et de la perfection des instruments.Mais se perdant dans le cercle vicieux de la célébrité, et de l’argent (ou le cliché californien par excellence),  l’autre enchaînant les castings humiliants, douée, ambitieuse, mais méprisée. Tel est le chemin tourmenté que prennent nos protagonistes, vers un accomplissement de leurs  grands rêves, et surtout la réussite de leur histoire d’amour, qui éclora , mais souffrira de la carrière de chacun. Tous deux sacrifiant ce qui les lie par dessus tout pour leurs aspirations à réussir.

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Un triomphe de la comédie musical pour le jeune cinéaste inspiré par Jacques Demy avec les demoiselles de Rochefort, ou peau d’âne (une merveille). Transformant l’écran en projection d’un rêve éveillé , l’agonie du cauchemar des années 50-60, et le début de la fin d’une époque laborieusement joué avec grâce.

Musique kitch, ambiance émouvante , tragique, nostalgique, paysages hollywoodiens, Los Angeles dans toute sa splendeur, stéréotypée, mais avec finesse.

La dernière demi heure a été tragique, avec un double fond ou le retour vers un passé qui n’est plus, regrettant leurs actes, leurs agissements, leur paroles, les personnages auraient voulu réagir autrement.

Une réplique m’a marqué pendant le film: « le saxophone a prit la musique en otage » , parce que cela est vrai, on apprécie beaucoup moins le vrai son à notre époque, on dirige notre ouïe vers tous ce qui est commercial, et on dénigre la beauté de l’instrument.
Comme quoi le film est très inspirant, on ressort de la salle avec un agréable sentiment;  deux heures de pur joie, j’ai vu des gens danser à la fin de la projection , et j’en été ravie.

#SoMuchLove

-Malak Chami (guest writer)

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